Nous savons tous que les abeilles sont en grand danger de disparition, or leur travail de butinage est de toute première importance pour notre avenir, et si cette catastrophe se poursuit, cela va perturber grandement le paysage et entre autres, la production de fruits et de légumes.
Les causes de cette disparition qui sont évoquées le plus souvent, sont les maladies, les parasites (le varroa), le frelon asiatique (prédateur redoutable venu de Chine) et les pesticides.
Nous allons voir que cette liste manque de précisions et est malheureusement incomplète.
Concernant les maladies, elles sont apparues voilà une bonne centaine d’années avec la modernisation du travail d’apiculteur. Nos ruches de pailles dans lesquelles les abeilles vivaient selon leur mode de vie naturel, ce qui est toute leur force, ont été progressivement remplacées par des ruches spécialement conçues pour exploiter l’abeille et pour en tirer un maximum de rentabilité et de profit (Miel bien sûr, mais également pollen, propolis et gelée royale). Et nous sommes passés d’une apiculture relativement primaire et paysanne, à une apiculture d’exploitation moderne. Ceci en abandonnant, nos bonnes vieilles ruches de paille ou d’osier dans lesquelles les abeilles travaillaient selon leur mode de vie naturelle et sauvage, ceci pour utiliser des ruches équipées de cadres en vue de cette exploitation.
En guise d'éditorial: Vous avez dit émancipation?
L’éditorial précédent recommandait de garder à l’esprit que les initiatives locales que prendront les nouvelles équipes municipales ne permettront pas de ramener dans d’illusoires justes bornes l’économie autonomisée (le capitalisme) qui fonde nos existences. La politique est l’esclave de l’économie.
Il en sera de même avec les élections présidentielles de 2027 parce que méconnaître les bases du système social capitaliste, ne pas vouloir les comprendre autrement que sous une forme tronquée ne peut qu’aller à l’échec. Nous devons nous distancier d’une conscience formatée par la logique de la valeur, de la marchandise, du travail et de l’argent. Une force réellement émancipatrice doit nécessairement faire cet effort de compréhension puis poser les questions décisives.
Revue de presse
Paul Molac. Une vision française de la Bretagne
Le regard est rivé sur l’horizon. L’attitude se veut décontractée. Le code vestimentaire est assumé. La photo du député français, Paul Molac, illustrant le numéro d’avril 2026 du magazine Bretons, proposée par Ouest-France, cristallise l’ambivalence de cet homme : entre modernisme et tradition, maturité et décontraction, ancrage et projection, sérénité et servilité.
Il le dit lui-même : il est « citoyen français de nationalité bretonne ». Il est à l’image du parti présidentiel La République en marche, voulu par Emmanuel Macron, à qui il doit sa seconde mandature comme député en 2017 dans la 4e circonscription du Morbihan. Il incarne tellement la macronie qu’il en imite les codes : tout comme Macron avec François Hollande, il semble avoir oublié les premiers soutiens de gauche qui avaient pourtant fait de lui un député en 2012.
À n’en pas douter, Paul Molac est un pur produit du macronisme : il fait du « en même temps ». Ni de gauche ni de droite, du centre mou plus certainement. Pas vraiment français, mais pas totalement breton non plus, un sabot en Bretagne, l’autre dans la capitale. Le grand écart devient difficile à maintenir.
04/04/2026 – Lire plus sur Le Libertaire
L’Incendie universel - Le sujet de l’antisionisme à gauche
Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles. Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui anime les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme. Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï, Revue K).
À l’heure où les débats sur le conflit israélo-palestinien, l’antisémitisme et les luttes antiracistes fragmentent les milieux progressistes, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une des thématiques les plus sensibles du progressisme contemporain : le rapport de la gauche à l’antisionisme.
Les prises de position sur l’antisémitisme évitent bien souvent d’aborder les notions de sionisme et d’antisionisme, reléguées, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, à des impensés idéologiques. Il devenait nécessaire de reprendre ces questions en profondeur, sans éluder les controverses, sans céder aux simplifications, et sans craindre les excommunications symboliques.
À partir d’un ancrage antiraciste et anti-autoritaire, l’auteur interroge les impasses d’un militantisme piégé par ses propres slogans, en particulier lorsque la question juive se retrouve rabattue sur un seul signifiant : Israël. En articulant des éléments de théorie politique, de sociologie militante et de géopolitique critique, l’ouvrage explore les glissements qui peuvent mener d’un antisionisme politique à un antisémitisme masqué, parfois même assumé. Et de se demander : existe-t-il un antisionisme progressiste qui ne soit pas réactionnaire ? À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet de discussion politique, et non un mot tabou ou un épouvantail ?
Si l’auteur ne parle pas « de l’extérieur », mais bien depuis la gauche, loin des chapelles et des professions de foi, il s’adresse plus largement aux lectrices et aux lecteurs soucieux de ne rien céder aux politiques de domination, aux narratifs nationalistes et identitaires ni aux logiques réactionnaires. Mais il tire aussi la sonnette d’alarme face aux angles morts de la critique sociale, qui peuvent se traduire par une forme d’antisionisme antisémite, souvent masquée derrière des postures morales ou des slogans simplificateurs. L’auteur ne cherche pas à délégitimer l’antisionisme comme position politique, mais à interroger les formes qu’il prend, ce qu’il ignore, ce qu’il produit — y compris son accaparement de la solidatité avec la Palestine.
Le mythe de la représentation et l’imposture des « démocraties » modernes
Ceux que l’on qualifie de « pères fondateurs » des « démocraties » modernes aux États-Unis et en France, mais aussi au Canada et ailleurs, n’ont jamais prétendu fonder une démocratie. Bien au contraire, ils étaient ouvertement et farouchement antidémocrates, car ils ne voulaient pas que le peuple puisse se gouverner directement. Ils étaient en faveur d’une « république », terme par lequel ils désignaient un régime dans lequel le pouvoir législatif se trouve entre les mains des parlementaires auxquels le pouvoir exécutif — le gouvernement — doit rendre des comptes et, très souvent, demander d’approuver le budget et le choix des ministres. Leur modèle n’était pas Athènes, mais bien Rome, avec son sénat, ses élections et l’absence d’assemblées populaires. À Rome, déjà, Quintus Cicéron expliquait aux candidats, dans son Petit manuel de campagne électorale, que l’électorat préfère « un mensonge de ta part plutôt qu’un refus » et que « ce qui est indispensable, c’est de connaître le nom des électeurs, de savoir les flatter, d’être assidu auprès d’eux, de se montrer généreux, de soigner sa réputation et de susciter, pour la manière dont on conduira les affaires de l’État, de vifs espoirs ». Le parlementarisme s’inscrit donc dans une vieille tradition de l’Antiquité, mais qui n’a rien à voir avec Athènes et sa démocratie (directe).
par Francis Dupuis-Déri sur Le partage
Pourquoi il faut supprimer les partis politiques par Simone Weil
Simone Weil, philosophe française née en 1904, n’avait pas beaucoup de sympathie pour les partis politiques. Simon Weil va même plus loin que cela puisqu’elle était pour la suppression des partis politiques, position qu’elle a exprimée dans un petit texte intitulé « Note pour la suppression générale des partis politiques » paru en 1950 dont il est question dans cet article.
L’importance actuelle de la Colonne de Fer dans la mémoire de la révolution espagnole par Miguel Amorós
La guerre civile espagnole n’était pas une simple confrontation entre la « démocratie » et le « fascisme », comme le prétendent souvent les historiens progressistes, dont l’imaginaire exclut la lutte des classes. C’est avant tout une révolution ratée qui s’est déroulée dans un contexte international marqué par une formidable crise économique et la montée des totalitarismes. Elle s’est déroulée sur deux fronts, et là se situe cette caractéristique que l’on veut à tout prix cacher ou déformer : à l’avant-garde, contre les fascistes et les rebelles militaires, et à l’arrière, contre la révolution prolétarienne. Le 19 juillet 1936, la classe ouvrière s’est vue obligée de descendre dans les rues de nombreuses villes et villages espagnols pour affronter le coup d’État militaire, quasiment à mains nues. L’État espagnol amorphe s’est effondré du jour au lendemain.
Demain l’empire ? par David Engels
Postscriptum du livre de David Engels « Le déclin. La crise de l’Union Européenne et la chute de la république romaine – quelques analogies historiques » [2013], l’Artilleur 2021.
La symétrie entre le passé romain du Ier siècle av. J.-C. et notre situation contemporaine semblant d’une rigueur accablante, comment pourrait-on supposer que la suite de l’histoire européenne sera fondamentalement différente du cours qu’a pris le monde romain après la crise de la République ? Et même si les parallèles entre le XXI’ siècle européen et la fin de la République romaine n’étaient que le résultat d’un hasard de l’histoire, une analyse des similarités possibles entre l’Union européenne du futur et l’histoire romaine post-républicaine n’est pas dénuée d’intérêt, ne serait-ce qu’en tant qu’exemple des facteurs qui ont poussé la République romaine à devenir l’Empire.
Qui est Big Brother ? George Orwell et la critique de la modernité par Robert Kurz
Robert Kurz expliquait en 2003 dans Qui est Big Brother ? George Orwell et la critique de la modernité, que le totalitarisme décrit par George Orwell dans son livre 1984 sous la figure de « Big Brother » s’est réalisé dans le règne de l’économie de marché, sous la forme d’une intériorisation de la logique du capital qui exige de chaque être humain qu’il s’opprime lui-même. La « Novlangue » économique néo-libérale comme « le bêlement assourdissant des brebis démocratiques » camouflent ce « lugubre pouvoir anonyme de la machine sociale du capital devenu rapport mondial total » qui viole les ressources naturelles et humaines.
Éléments d’écologie politique – Pour une refondation par Quentin Bérard
L’écologie politique pourrait-elle être autre chose que l’écologisme, ce mélange d’idéologies gauchisantes, d’ambitions technocratiques et de gestions au jour-le-jour des catastrophes en cours et à venir ? Et annonce-t-elle un autre avenir que la mise en place d’une écocratie, régime planétaire inévitablement rythmé par les effondrements mais organisant autoritairement le rationnement de populations résignées et culpabilisées ?
Le nouveau fétichisme par Ernesto sabato
Extrait du livre majeur de Ernesto Sabato qui rend compte de la crise universelle qui allait venir en Occident. Son expérience de physicien, qui s’était soldée par une crise existentielle, le plaçait en effet aux premières loges pour remarquer que la science, création de l’homme, avait échappé à son contrôle et allait lentement l’asservir et le transformer en rouages d’une grande machinerie.
L’IA et la restructuration du capital à l’échelle mondiale par Denis Collin
Antonio A. Casilli produit avec ce livre une analyse remarquable des soubassements de l’économie de l’internet et des transformations en profondeur qu’elle fait subir au mode de production capitaliste. Au lieu de s’ébahir sur les miracles des machines ou de dénoncer les GAFAM, il montre les mécanismes qui permettent aux grands propriétaires des plateformes de centraliser la plus-value. Ce mécanisme est généralement masqué derrière « l’intelligence artificielle » qui n’est rien d’autre que le moyen de mettre les hommes au service des machines. La meilleure métaphore de cette intelligence artificielle, c’est le joueur d’échecs mécanique du baron von Kempelen (1769) un pseudo-automate représentant un ottoman jouant aux échecs, animé par un nain caché dans les mécanismes et qui dirige les mouvements de la marionnette grâce à un système de miroirs qui lui montre l’échiquier. Significativement, Amazon a baptisé son organisation de distribution de « digital labor » « Mechanical Turk », révélant ce qu’est la réalité du traitement massif de données (« big data ») par la soi-disant « intelligence artificielle ».
En kiosques
N° 223 – mars-avril 2026 : La décroissance contre la désespérance
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Agenda des amis de La Décroissance – Courriers des lecteurs
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Éditorial : Le crash de la start-up nation
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L’espérance, c’est la décroissance !, par Pierre Thiesset
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La croissance attaque l’Arctique, Interview de Jan Borm
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Le mouvement écologiste américain a été institutionnalisé et neutralisé, Interview de Will Potter
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La saloperie : L’autoroute électrique, par Raoul Anvélaut
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Casseurs de pub : Bientôt la pub dans ChatGPT, par Jean-Luc Coudray
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Les écotartuffes : William McDonough et Michael Braungart, par Pierre Thiesset
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Courriers des lecteurs – Bédé, Un anniversaire à l’ombre, par Druilhe et Domi
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Courriers des lecteurs
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interview de Stéphane, En avant la musique !
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Lectures – Chronique de Patrick Chastenet, Sam Altman, le Terminator de l’IA
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Méga-canal, méga-dégâts, Interview de Stéphane Crozat, Frédéric Huet, et Pteroi
DOSSIER – La décroissance contre la désespérance
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Décroissance ou barbarie, par Nathanaël Wallenhorst
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Face à la propagande guerrière, interview de Serge Halimi
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La résilience, une idéologie de la soumission au désastre, interview de Thierry Ribault
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Le gouvernement est formel : sauve-qui-peut !, par Pierre Thiesset
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Toute-puissance atomique – L’illusion de la dissuasion, par Jean-Jacques Delfour
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Cancers et infertilité : les effets secondaires de la croissance, interview de Dominique Belpomme
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Cette civilisation qui sacrifie ses enfants
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Le spectacle est terminé, interview d’Emmanuel Roux
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La décroissance contre l’idéologie du bien-être
Fin du dossier
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Lectures – En mémoire d’Edmond Thomas, par Michel Poulard
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L’ogre électro-numérique, par Denis Bayon
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Lectures – Guillaume Faburel, Les villes électroniques
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Patrick Marcolini, Une île pour les philosophes de la décroissance (1ère partie) – Lectures
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International: Les sans-terre face au totalitarisme industriel, par Denis Bayon
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Lectures – François Graner, Incroyable : il vit sans portable !
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Chronique de François Jarrige, La terreur des bétonneurs
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Chronique de Laurence Savignon, Une éducation positive nocive
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Pr Foldingue, La machine à fantasmes, interview de Dany-Robert Dufour
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Lectures – Débat, La décroissance responsable de la crise agricole ?, avec Philippe Pointereau, Jean Némardesécolos, Matthieu Calame, Bernard Del’homme, Christian Mouchet et Olivier Morin
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Stéphane Lhomme, Le nucléaire peut-il ressusciter ?
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Brasero n°1 - Réédition
- La gueuse de Montmartre – Anne Steiner
- Le tour de France de Flora Tristan – Sidonie Mézaize Milon
- Trotskisme – Patrick Marcolini
- Kronstad 21 – Rubrique dirigée par Charles Jacquier
- La vérité sur Kronstadt – Marie Isidine
- Cahier Présence
- Jean-Louis Brau – Patrick Marcolini
- Anna Mahé – Anne Steiner
- Ali Ibn Muhammad – Nejib Sidi Moussa
- Sur la route de Joe Hill – Michèle Jacobs-Hermès
- Cahier Substance
- L’habit ne fait pas le guérillero – Sébastian Cortés
- On n’arrête pas le progrès – François Jarrige
- Les piqueurs – Frédéric Lavignette
- Cahier Marges
- Tolstoï contre les bolchéviques – Pierre Thiesset
- Mont Verità – Jean-Christophe Angaut et Anatole Lucet
- Le grand jeu, Révolution et révélation – Julien Lafon et Patrick Marcolini
- Annie Le Brun en toute dissonance – Entretien par Rémy Ricordeau et Sylvain Tanquerel
- Cahier Sens
- Le socialisme typographique de William Morris – André Tschan
- Le temps des oeillets – Zvonimir Novak
- Approchez, approchez, mesdames et messieurs – Naly Gérard
- Gribouille, le coeur en berne – Jacques Baujard et Alice Guillemard
- Cahier Pages
- Claude Tchou – Chantal Aubry
- Demain les chiens – Renaud Garcia
- Lire Orwell aujourd’hui – Charles Jacquier
- Témoins – Jean Norton Cru – François Roux
- Guérilleros France 1944 – Christophe Castellano et Henri Melich – Myrtille Gonzalo
- L’incendie du Reichstag – Didier Chauvet – Miguel Chueca
- Soixante-dix jours en Russie et autres textes – Angel pesta – François Roux
- « Black and white together… » – Peter Cole – Charles jacquier
- May la réfractaire – May Picqueray – Charles Jacquier
- L’étrange étranger – Mohamed Saïl – Xavier Crépin
- The future of intellectuals and the rise of the new class – Alvin W. Gouldner – Xavier Crépin
- Numéro dédier à la méloire de Bastien Roche – Cédric Biagini
La Brouette - num 6
Dans ce numéro 6 La Brouette…
…s’indigne de la marine marchande…
Entrer en résistance?
…rencontre des taupes vraiment pas top…
La CIA dans les années 1947-1963
…se demande si le big commerce ne confondrait pas fin de vie et fin devis…
« Le droit à mourir »
…suit le parcours d’une blouse blanche à la plage..
De médecin à libraire
…s’envole à tire-de-plume…
Ce qui répare de ce qui sépare
…Jusqu’au havre ed la bonne becquée…
Le temps d’un resto
…au nichoir qui mal y pense…
Biodiversdité et jardin
…s’autorise et s’autonomise…
Les conditions de possibilité d’un projet
…trouve de beaux sages dans le bocage…
Cap Orne
…et un bateau pas bateau…
Aodren Bronsard, entre plastiques et papilles
…s’émeut d’une frangine Caracole…
Les routes, un lieu de vie fondamental
…puis, permacole et cool..
Prendre soin de soi: la permaculture comme boussole pour l’avenir de l’humanité
…s’extasie de tant de bouquins…
Vivre et lire
…mais qu’on ne vienne pas lui dire qu’elle a une case en moins…
Mots croisés d’Alex
…finira-t-elle par se perdre dans les carrefours?…
Contact : votezbrouette@gmail.com
Brouette et ses fameuses vidéos de Casserole TV sont sur YouTube (Tapez votez brouette Youtibe)














