Ce qui constitue le ciment d’un peuple, ce sont des représentations, des idées et des espoirs partagés. Ces espoirs peuvent parfaitement être portés par des gens de confessions religieuses différentes, agnostiques ou athées.
En guise d'éditorial: Vous avez dit démocratie?
Quelle pourrait être l’ambition d’un maire soumis à une politique sans « gouvernement », mondialement imposée, que poursuivent en mode gestionnaire ou commercial des acteurs sociaux isolés représentants d’intérêts divers ?
La désignation d’un maire et de ses conseillers municipaux devrait être l’occasion d’imaginer des structures démocratiques permettant, à l’échelon local communal de nous distancier de cette gouvernance.
Ses principes essentiels tels que définis par Jo Freeman pourraient être mis en pratique.
Si pour Simone Weil « nous n’avons jamais rien connu qui ressemble même de loin à la démocratie », des listes citoyennes et participatives s’organisent pour y remédier. Leur programme est de reprendre goût et intérêt pour la politique, ainsi que la dénonciation de l’aristocratie des professionnels de la politique et le partage du pouvoir.
Gardons cependant à l’esprit, hélas, que ces initiatives locales ne permettront pas de ramener dans d’illusoires justes bornes l’économie autonomisée (le capitalisme) qui fonde nos existences. La politique est l’esclave de l’économie.
Revue de presse
L’Incendie universel - Le sujet de l’antisionisme à gauche
Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles. Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui anime les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme. Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï, Revue K).
À l’heure où les débats sur le conflit israélo-palestinien, l’antisémitisme et les luttes antiracistes fragmentent les milieux progressistes, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une des thématiques les plus sensibles du progressisme contemporain : le rapport de la gauche à l’antisionisme.
Les prises de position sur l’antisémitisme évitent bien souvent d’aborder les notions de sionisme et d’antisionisme, reléguées, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, à des impensés idéologiques. Il devenait nécessaire de reprendre ces questions en profondeur, sans éluder les controverses, sans céder aux simplifications, et sans craindre les excommunications symboliques.
À partir d’un ancrage antiraciste et anti-autoritaire, l’auteur interroge les impasses d’un militantisme piégé par ses propres slogans, en particulier lorsque la question juive se retrouve rabattue sur un seul signifiant : Israël. En articulant des éléments de théorie politique, de sociologie militante et de géopolitique critique, l’ouvrage explore les glissements qui peuvent mener d’un antisionisme politique à un antisémitisme masqué, parfois même assumé. Et de se demander : existe-t-il un antisionisme progressiste qui ne soit pas réactionnaire ? À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet de discussion politique, et non un mot tabou ou un épouvantail ?
Si l’auteur ne parle pas « de l’extérieur », mais bien depuis la gauche, loin des chapelles et des professions de foi, il s’adresse plus largement aux lectrices et aux lecteurs soucieux de ne rien céder aux politiques de domination, aux narratifs nationalistes et identitaires ni aux logiques réactionnaires. Mais il tire aussi la sonnette d’alarme face aux angles morts de la critique sociale, qui peuvent se traduire par une forme d’antisionisme antisémite, souvent masquée derrière des postures morales ou des slogans simplificateurs. L’auteur ne cherche pas à délégitimer l’antisionisme comme position politique, mais à interroger les formes qu’il prend, ce qu’il ignore, ce qu’il produit — y compris son accaparement de la solidatité avec la Palestine.
Le mythe de la représentation et l’imposture des « démocraties » modernes
Ceux que l’on qualifie de « pères fondateurs » des « démocraties » modernes aux États-Unis et en France, mais aussi au Canada et ailleurs, n’ont jamais prétendu fonder une démocratie. Bien au contraire, ils étaient ouvertement et farouchement antidémocrates, car ils ne voulaient pas que le peuple puisse se gouverner directement. Ils étaient en faveur d’une « république », terme par lequel ils désignaient un régime dans lequel le pouvoir législatif se trouve entre les mains des parlementaires auxquels le pouvoir exécutif — le gouvernement — doit rendre des comptes et, très souvent, demander d’approuver le budget et le choix des ministres. Leur modèle n’était pas Athènes, mais bien Rome, avec son sénat, ses élections et l’absence d’assemblées populaires. À Rome, déjà, Quintus Cicéron expliquait aux candidats, dans son Petit manuel de campagne électorale, que l’électorat préfère « un mensonge de ta part plutôt qu’un refus » et que « ce qui est indispensable, c’est de connaître le nom des électeurs, de savoir les flatter, d’être assidu auprès d’eux, de se montrer généreux, de soigner sa réputation et de susciter, pour la manière dont on conduira les affaires de l’État, de vifs espoirs ». Le parlementarisme s’inscrit donc dans une vieille tradition de l’Antiquité, mais qui n’a rien à voir avec Athènes et sa démocratie (directe).
par Francis Dupuis-Déri sur Le partage
La tyrannie de l’absence de structure par Jo Freeman
Pendant les années où s’est dessiné le mouvement de libération des femmes, l’accent a été mis sur ce qu’on a appelé les groupes sans guide et sans structure, comme forme principale du mouvement. L’origine de cette idée était une réaction normale contre la société sur-structurée dans laquelle la plupart d’entre nous vivions, le contrôle inhérent que cela donnait aux autres sur nos propres vies et l’élitisme habituel des groupes gauchistes ou similaires au sein desquels nous étions sensés combattre ces mêmes structures.
L’idée d’ »absence de structure », cependant, a dévié, passant d’un contre-pied sain à de telles tendances pour devenir une idole à part entière.
La thermodynamique des sociétés humaines
François Roddier est astrophysicien. En 1965, il a créé le département d’astrophysique de l’Université de Nice où il a enseigné pendant 18 ans avant d’émigrer aux États-Unis. Là-bas, il a travaillé 4 ans à l’observatoire national de Kitt Peak (Arizona) puis 12 ans à l’institut d’astronomie de l’université d’Hawaii où il a développé des techniques d’optique adaptative. Revenu en 2001 prendre sa retraite en France, il s’est intéressé à la biologie et a publié un livre intitulé "Thermodynamique de l’évolution". Il résume ici la fin de son livre qui concerne l’évolution des sociétés humaines. Bien que l’effondrement de nos sociétés...
La polarisation industrielle exacerbe les déséquilibres européens par David Cayla
David Cayla revient sur l’une des thématiques développée dans le livre La fin de l’Union européenne. (Delaume C., Cayla D., La fin de l’Union Européenne,Paris, Michallon,2017.)
Il explicite pourquoi et comment le Marché unique – qui a remplacé le Marché commun après la signature de l’Acte unique de 1986, faisant prendre à la construction européenne un tour nouveau et regrettable – favorise la polarisation économique, enrichit les pays du cœur de l’Europe, et appauvrit les périphériques.Retour ligne automatique
Transcription d’une intervention sur Xerfi Canal
David Cayla est économiste à l’Université d’Angers. Il est membre du collectif des Économistes atterrés.
Substitution causale par Vincent Mignerot
Dans le monde réel, celui qui agit, c’est celui qui agit. Dans l’esprit humain, qui fait partie du réel mais qui ne contient pas bien sûr tout le réel, les choses sont étonnamment plus complexes : il arrive que celui qui agit soit convaincu de ne pas être à l’origine de sa propre action. Tentons de diagnostiquer ce que cela signifie sur le plan écologique, en particulier concernant l’attribution de la responsabilité de la destruction de l’environnement, et comment nous pourrions déconstruire ce que nous appellerons une stratégie de substitution causale.
Un livre à lire
Principes du gouvernement représentatif
Bernard Manin
Flammarion – Champs essais
En kiosques
N° 222 – janvier-février 2026 : La faillite de la start-up nation
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Agenda des amis de La Décroissance
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Courriers des lecteurs
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Éditorial : Le crash de la start-up nation
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Bonne année !, par Pierre Thiesset
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Pierre Thiesset : Le Sénat avec nous ?
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Alain Accardo : Il était grand, il était beau, mon PDG !
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Vincent Cheynet : Contre l’écologie liberticide
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Denis Baba : L’écologie n’est pas à vendre
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La saloperie : La GPA, par Raoul Anvélaut
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Casseurs de pub : L’IA fait son entrée dans la pub, par Jean-Luc Coudray
-
L’écotartuffe : Mohammed Ben Sulayem, par Vincent Cheynet
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Lectures
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Bédé, Mission pas possible, par Druilhe et Domi
Courriers des lecteurs
Simplicité volontaire : interview de Thomas et Clotilde, Besoins d’êtres -
Lectures
-
Chronique de Patrick Chastenet, Désacraliser l’IA
-
Interview d’Éric Sadin : Intelligence artificielle, aliénation universelle
Lectures -
Interview d’Anselm Jappe : Il n’y a pas de capitalisme vert
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DOSSIER – La faillite de la start-up nation
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La faillite de la start-up nation, par Pierre Thiesset
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Les tâcherons de la start-up nation, par Denis Bayon
-
Un pognon de dingue, par Denis Bayon
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« Modèle grenoblois » : innovation, piège à cons, par Le Postillon
-
Armement, nucléaire, voitures électriques et numérisation intégrale… Gare aux « technologies de rupture » !, par le groupe Grothendieck
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Le bluff écologique, par Pierre Thiesset
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Le culte de l’entrepreneur, interview d’Anthony Galluzzo
-
L’agriculture verticale redescend sur terre, par Pierre Thiesset
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Lectures
-
François Graner, avec le collectif Passerelle, Le problème des solutions
-
Yves Marry, Déconnectons la cité !
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Guillaume Faburel, Villes-campagnes : vers la sécession ?
-
Patrick Marcolini, Sommes-nous machiavéliens ?
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International : Kenya : le néocolonialisme du carbone, interview de Paul Renaut
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Lectures
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Religion Nationale, par Denis Bayon
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Chronique d’Hélène Tordjman, La géo-ingénierie à l’assaut des océans
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Lectures
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Chronique de Laurence Savignon, Sauver la parole
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Pr Foldingue, I.A. mon amour
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Débat, Société numérisée, société fracturée ?, avec Christian Salmon, Séverine Denieul, Florence Rodhain et Gary Libot
-
Stéphane Lhomme, L’industrie nucléaire va-t-elle disparaître ?
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Courriers des lecteurs
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Brasero n°1 - Réédition
- La gueuse de Montmartre – Anne Steiner
- Le tour de France de Flora Tristan – Sidonie Mézaize Milon
- Trotskisme – Patrick Marcolini
- Kronstad 21 – Rubrique dirigée par Charles Jacquier
- La vérité sur Kronstadt – Marie Isidine
- Cahier Présence
- Jean-Louis Brau – Patrick Marcolini
- Anna Mahé – Anne Steiner
- Ali Ibn Muhammad – Nejib Sidi Moussa
- Sur la route de Joe Hill – Michèle Jacobs-Hermès
- Cahier Substance
- L’habit ne fait pas le guérillero – Sébastian Cortés
- On n’arrête pas le progrès – François Jarrige
- Les piqueurs – Frédéric Lavignette
- Cahier Marges
- Tolstoï contre les bolchéviques – Pierre Thiesset
- Mont Verità – Jean-Christophe Angaut et Anatole Lucet
- Le grand jeu, Révolution et révélation – Julien Lafon et Patrick Marcolini
- Annie Le Brun en toute dissonance – Entretien par Rémy Ricordeau et Sylvain Tanquerel
- Cahier Sens
- Le socialisme typographique de William Morris – André Tschan
- Le temps des oeillets – Zvonimir Novak
- Approchez, approchez, mesdames et messieurs – Naly Gérard
- Gribouille, le coeur en berne – Jacques Baujard et Alice Guillemard
- Cahier Pages
- Claude Tchou – Chantal Aubry
- Demain les chiens – Renaud Garcia
- Lire Orwell aujourd’hui – Charles Jacquier
- Témoins – Jean Norton Cru – François Roux
- Guérilleros France 1944 – Christophe Castellano et Henri Melich – Myrtille Gonzalo
- L’incendie du Reichstag – Didier Chauvet – Miguel Chueca
- Soixante-dix jours en Russie et autres textes – Angel pesta – François Roux
- « Black and white together… » – Peter Cole – Charles jacquier
- May la réfractaire – May Picqueray – Charles Jacquier
- L’étrange étranger – Mohamed Saïl – Xavier Crépin
- The future of intellectuals and the rise of the new class – Alvin W. Gouldner – Xavier Crépin
- Numéro dédier à la méloire de Bastien Roche – Cédric Biagini
La Brouette - num 6
Dans ce numéro 6 La Brouette…
…s’indigne de la marine marchande…
Entrer en résistance?
…rencontre des taupes vraiment pas top…
La CIA dans les années 1947-1963
…se demande si le big commerce ne confondrait pas fin de vie et fin devis…
« Le droit à mourir »
…suit le parcours d’une blouse blanche à la plage..
De médecin à libraire
…s’envole à tire-de-plume…
Ce qui répare de ce qui sépare
…Jusqu’au havre ed la bonne becquée…
Le temps d’un resto
…au nichoir qui mal y pense…
Biodiversdité et jardin
…s’autorise et s’autonomise…
Les conditions de possibilité d’un projet
…trouve de beaux sages dans le bocage…
Cap Orne
…et un bateau pas bateau…
Aodren Bronsard, entre plastiques et papilles
…s’émeut d’une frangine Caracole…
Les routes, un lieu de vie fondamental
…puis, permacole et cool..
Prendre soin de soi: la permaculture comme boussole pour l’avenir de l’humanité
…s’extasie de tant de bouquins…
Vivre et lire
…mais qu’on ne vienne pas lui dire qu’elle a une case en moins…
Mots croisés d’Alex
…finira-t-elle par se perdre dans les carrefours?…
Contact : votezbrouette@gmail.com
Brouette et ses fameuses vidéos de Casserole TV sont sur YouTube (Tapez votez brouette Youtibe)












