La plupart des discours politiques se caractérisent : soit par des considérations uniquement sociétales et identitaires évacuant les questions économiques et sociales, soit par des considérations uniquement économiques donc productivistes, soit par des souhaits écologistes qui, faute de rupture au niveau de l’économie capitaliste, sont incapables de réaliser leurs visions subjectives, soit par l’utilisation des principes moraux du bien contre le mal sans étude scientifique sérieuse du réel et de son évolution, soit par le refus d’un discours holistique en partant d’un fait isolé dans son écosystème économique et écologique pour en faire une généralité qui s’imposerait à tous et toutes.
En guise d'éditorial: Vous avez dit émancipation?
L’éditorial précédent recommandait de garder à l’esprit que les initiatives locales que prendront les nouvelles équipes municipales ne permettront pas de ramener dans d’illusoires justes bornes l’économie autonomisée (le capitalisme) qui fonde nos existences. La politique est l’esclave de l’économie.
Il en sera de même avec les élections présidentielles de 2027 parce que méconnaître les bases du système social capitaliste, ne pas vouloir les comprendre autrement que sous une forme tronquée ne peut qu’aller à l’échec. Nous devons nous distancier d’une conscience formatée par la logique de la valeur, de la marchandise, du travail et de l’argent. Une force réellement émancipatrice doit nécessairement faire cet effort de compréhension puis poser les questions décisives.
Revue de presse
Paul Molac. Une vision française de la Bretagne
Le regard est rivé sur l’horizon. L’attitude se veut décontractée. Le code vestimentaire est assumé. La photo du député français, Paul Molac, illustrant le numéro d’avril 2026 du magazine Bretons, proposée par Ouest-France, cristallise l’ambivalence de cet homme : entre modernisme et tradition, maturité et décontraction, ancrage et projection, sérénité et servilité.
Il le dit lui-même : il est « citoyen français de nationalité bretonne ». Il est à l’image du parti présidentiel La République en marche, voulu par Emmanuel Macron, à qui il doit sa seconde mandature comme député en 2017 dans la 4e circonscription du Morbihan. Il incarne tellement la macronie qu’il en imite les codes : tout comme Macron avec François Hollande, il semble avoir oublié les premiers soutiens de gauche qui avaient pourtant fait de lui un député en 2012.
À n’en pas douter, Paul Molac est un pur produit du macronisme : il fait du « en même temps ». Ni de gauche ni de droite, du centre mou plus certainement. Pas vraiment français, mais pas totalement breton non plus, un sabot en Bretagne, l’autre dans la capitale. Le grand écart devient difficile à maintenir.
04/04/2026 – Lire plus sur Le Libertaire
L’Incendie universel - Le sujet de l’antisionisme à gauche
Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles. Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui anime les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme. Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï, Revue K).
À l’heure où les débats sur le conflit israélo-palestinien, l’antisémitisme et les luttes antiracistes fragmentent les milieux progressistes, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une des thématiques les plus sensibles du progressisme contemporain : le rapport de la gauche à l’antisionisme.
Les prises de position sur l’antisémitisme évitent bien souvent d’aborder les notions de sionisme et d’antisionisme, reléguées, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, à des impensés idéologiques. Il devenait nécessaire de reprendre ces questions en profondeur, sans éluder les controverses, sans céder aux simplifications, et sans craindre les excommunications symboliques.
À partir d’un ancrage antiraciste et anti-autoritaire, l’auteur interroge les impasses d’un militantisme piégé par ses propres slogans, en particulier lorsque la question juive se retrouve rabattue sur un seul signifiant : Israël. En articulant des éléments de théorie politique, de sociologie militante et de géopolitique critique, l’ouvrage explore les glissements qui peuvent mener d’un antisionisme politique à un antisémitisme masqué, parfois même assumé. Et de se demander : existe-t-il un antisionisme progressiste qui ne soit pas réactionnaire ? À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet de discussion politique, et non un mot tabou ou un épouvantail ?
Si l’auteur ne parle pas « de l’extérieur », mais bien depuis la gauche, loin des chapelles et des professions de foi, il s’adresse plus largement aux lectrices et aux lecteurs soucieux de ne rien céder aux politiques de domination, aux narratifs nationalistes et identitaires ni aux logiques réactionnaires. Mais il tire aussi la sonnette d’alarme face aux angles morts de la critique sociale, qui peuvent se traduire par une forme d’antisionisme antisémite, souvent masquée derrière des postures morales ou des slogans simplificateurs. L’auteur ne cherche pas à délégitimer l’antisionisme comme position politique, mais à interroger les formes qu’il prend, ce qu’il ignore, ce qu’il produit — y compris son accaparement de la solidatité avec la Palestine.
Le mythe de la représentation et l’imposture des « démocraties » modernes
Ceux que l’on qualifie de « pères fondateurs » des « démocraties » modernes aux États-Unis et en France, mais aussi au Canada et ailleurs, n’ont jamais prétendu fonder une démocratie. Bien au contraire, ils étaient ouvertement et farouchement antidémocrates, car ils ne voulaient pas que le peuple puisse se gouverner directement. Ils étaient en faveur d’une « république », terme par lequel ils désignaient un régime dans lequel le pouvoir législatif se trouve entre les mains des parlementaires auxquels le pouvoir exécutif — le gouvernement — doit rendre des comptes et, très souvent, demander d’approuver le budget et le choix des ministres. Leur modèle n’était pas Athènes, mais bien Rome, avec son sénat, ses élections et l’absence d’assemblées populaires. À Rome, déjà, Quintus Cicéron expliquait aux candidats, dans son Petit manuel de campagne électorale, que l’électorat préfère « un mensonge de ta part plutôt qu’un refus » et que « ce qui est indispensable, c’est de connaître le nom des électeurs, de savoir les flatter, d’être assidu auprès d’eux, de se montrer généreux, de soigner sa réputation et de susciter, pour la manière dont on conduira les affaires de l’État, de vifs espoirs ». Le parlementarisme s’inscrit donc dans une vieille tradition de l’Antiquité, mais qui n’a rien à voir avec Athènes et sa démocratie (directe).
par Francis Dupuis-Déri sur Le partage
L’Union Européenne, une chimère démocratique
Le discours européen porté par les partis institutionnels de droite ou de gauche est désespérant. Pour faire bonne figure, certains nous proposent une méthode pour la construction d’une autre Europe, c’est à dire de changer les règles du jeu en essayant de convaincre les 27 pays qui forment l’Union Européenne. En nous faisant croire qu’il est possible de transformer l’Union européenne de l’intérieur, on nous joue un très mauvais tour.
Gramsci et les greffes d’ovaires
Qu’aurait pensé le philosophe Antonio Gramsci (1891-1937), cofondateur du Parti communiste italien (1921), de l’artificialisation et de la marchandisation de la reproduction humaine, telles qu’elles se développent aujourd’hui, en attendant de devenir la norme ? Que pensait-il de l’eugénisme/transhumanisme, déjà hégémonique de son temps, parmi les biologistes et les adeptes du « socialisme scientifique » (Trotski, Bogdanov & Cie) ? Il se trouve que le petit bossu à grosse tête a publié là-dessus, en 1918, un article que PMO remet en circulation.
De l’autorité par Friedrich Engels
Introduction par Pièces et main d’œuvre: Un an après la Commune, à l’automne 1872, Friedrich Engels, l’alter ego de Marx, exécute les « antiautoritaires » – c’est-à-dire les anarchistes et libertaires de l’époque – dans un article aussi bref que brillant. Si nous le republions un siècle et demi après sa parution dans l’Almanaco Republicano, ce n’est pas que nous, les anti-industrialistes, nous rendions à la rationalité technicienne de Engels, mais parce que celui-ci a l’avantage sur ses adversaires de poser le débat en termes clairs et corrects, et de mettre en lumière leurs contradictions.
L’écoféminisme
L’écoféminisme est une transmission. C’est l’œuvre des femmes qui étaient avant nous,c’est pour nous et c’est pour les femmes après nous. C’est une matrilinéarité magnifique. C’est quelque chose qui réside dans la chair, cela fait corps. C’est aussi un rapport avec tout ce qui n’est pas humain.
Élections 2022 par « Lieux communs »
Les élections françaises suivent depuis des décennies une trajectoire en spirale descendante : chaque scrutin accentue les traits les plus régressifs du précédent. Les non-campagnes électorales n’arrivent même plus à cacher la nullité des prétendants tandis que le délabrement omniprésent de la société est devenu un fait admis. Cachée par une apparente continuité institutionnelle, la crise de régime larvée révèle un chaos idéologique et social qui s’approfondit et nous fait entrer dans un univers de moins en moins familier.
La revanche du rameur par Dominique Dupagne
Le mal-être nous ronge et c’est l’organisation de la société humaine qui en est la cause. La médecine, pourtant dernier rempart contre la violence sociale et l’absurdité administrative, est l’exemple de cette aberration: elle peut nous sauver mais aussi broyer nos vies par ses excès.
Le chaos (extrait) par Pier Paolo Pasolini
A l’été 1968, Pier Paolo Pasolini inaugure une rubrique dans l’hebdomadaire « Tempo » qu’il intitule « Le Chaos » : c’est l’année des contestations, des manifestations étudiantes, de la lutte pour les droits civils. Dans un pays qui est en train de changer rapidement, Pasolini intervient de manière fortement polémique sur les thèmes dominant du jour, et ce qui sont prétextes à des réflexions.
Voici un extrait du livre qui réunit ses articles. Il concerne une polémique par lettres avec trois jeunes lecteurs qui restent d’actualité en 2022.
Un livre à lire
Aurélien Berlan
Terre et liberté.
La quête d’autonomie contre le fantasme de délivrance,
Saint-Michel-de-Vax, La Lenteur, 2021.
En kiosques
N° 224 – mai-juin 2026 : Libérons-nous du Progrès
- Agenda des amis de La Décroissance
- Courriers des lecteurs
- Éditorial : Le progrès contre la décroissance, par Pierre Thiesset
- Le pétrole, c’est la guerre, interview de Matthieu Auzanneau
- L’économie et le chaos, par Denis Bayon
- La saloperie : Le nucléaire russo-européen, par Raoul Anvélaut
- Casseurs de pub : Esclave au volant, par Jean-Luc Coudray
- L’écotartuffe : La Poste, par Pierre Thiesset
- Courriers des lecteurs
- Bédé, Le meilleur des soins, par Druilhe et Domi
- Courriers des lecteurs
- interview de Marie-Hélène, Le sens des limites
- Lectures
- Chronique de Patrick Chastenet, Yann Le Cun est une machine
- Lectures
- Vevey après une mandature de décroissance alternatives, Interview de Gabriela Kämpf
Libérons-nous du Progrès
- Dieu Progrès est mort, par Pierre Thiesset
- « Rien ne me paraît plus urgent que de conduire à son terme la critique radicale de cette “religion du progrès” », interview de Jean-Claude Michéa
- Le mythe du progrès : une illusion de toute-puissance, par David Eder
- Les ravis du progrès, par Pierre Thiesset
- Renverser l’imaginaire du progrès, interview de Serge Latouche
- Les Français sont-ils des attardés ?, interview de Julie Bouchard
- La grande régression physique, interview de Victor Fersing
- Fin du dossier
- Lectures
- Chronique de Guillaume Faburel, Fracture politique : des citadelles assiégées
- Chronique de François Graner, L’illusion de l’hydrogène
- Lectures
- International : La croissance pompe l’Afrique, interview de Pauline Tétillon
- La guerre automatique, interview de Maxime Fournes
- Tous à découvert ! par Denis Bayon
- International : Les États-Unis ont bien besoin de décroissance, interview de John Mulrow
- Lectures
- Groupe Grothendieck, Les chercheurs en optique servent la guerre : ne fermons plus les yeux !
- Chronique de Hélène Tordjman, Manipulation génétique des organismes : halte aux apprentis sorciers !
- Chronique de Laurence Savignon, Haro sur les jeux vidéo
- Pr Foldingue, La terreur des hommes
- Débat, La dénatalité est-elle une bonne nouvelle pour la décroissance ?, avec Anne-Cécile Mailfert, Sylvie Ferrari, Jacques Véron et Olivier Rey
- Stéphane Lhomme, La guerre à l’ère nucléaire
Brasero n°2
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Préliminaires
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L’oeil de la police – L’enfance insoumise. Fugueurs et vagabonds sous la IIIé République – Anne Steiner.
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Brigandage – Os bandidos. Bandits sociaux portugais – Charles Reeve.
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Loufoqueries – L’invasion des communistes télépathes – Patrick Marcolini.
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Contre le totalitarisme, pour le socialisme – Un bref moment antitotalitaire dans la gauche française – Charles Jacquier.
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Guerre Sociale – La grève du siècle. Les leçons de mai 68 belge – Frédéric Thomas.
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Cahier Présence
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Les irréguliers – Guido Keller à la conquète du soleil – Patrick marcolini et Serge Lorenzo Milan.
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Femme de combat – Madeleine Pelletier. Médecin, féministe et révolutionnaire – Anne Steiner.
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Révolutionnaires du monde – Bhagat Singh. Martyr athée de l’indépendance indienne – Nedjib Sidi Moussa.
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Amours révolutionnaires – Ne tirons pas sur nos rêves. Pablo Neruda entre amours et politique – Michèle Jacobs-Hermès.
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Cahier Substance
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Avec du style – Le chic m’as-tu-vu du voyou 1900 – Gabrielle Smith.
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On arrête (parfois) le progrès – Horseboat, zooliqu Charles jacquier e et bateau-manège. Quand les chevaux marchaient sur l’eau – François Jarrige.
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Insolite – La chasse aux rats – Frédéric Lavignette.
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Cahier Marges
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L’écologie avant l’écologie – Sus aux écraseurs- Pierre Thiesset.
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En communauté – Pour la loi de la nature. Le soulèvement hérétique des diggers – Paul Cudenec.
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Les dissidents de la modernité – Wandervogel. Des oisillons à contre-courant de la modernité – Jean-Christophe Angaut et Anatole Lucet.
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- Parcours
- Gloup! Gloup! Gloup! Noël Godin, la crème de la subcersion. – Entretien réalisé par François Coadou
- Cahier Sens
- Bons caractères – Charles Péguy typographe – Robert Dreyfus
- Résister c’est créer – Les hystéro-troskystes. Le graphisme des enfants du prophète – Zvonimir Novak.
- Au spectacle vivant – Divas de la cravache – Naly Gérard.
- En chanson – Christine Sèvres. Sur le fil – Jacques Baujard et Alice Guillemard
- Cahier Pages
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Les aventuriers du livre – Losfeld, la légende – Chantal Aubry.
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Le grain des mots – Paris perdu. Écrivains des faubourgs – Jean-Luc Debry.
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Lectures – Rubrique coordonnée par Charles jacquier.
La Brouette - num 7
Dans ce numéro 7 La Brouette…
…un peu cabotine, n’a pas envie de se prendre un four…
Communiqué de l’association Stop au 2ème four
…prend la plume contre la réclame…
La pub est-elle intouchable
…rend sa plume au chef indien…
Amers indiens
…préfère décidément les plumes au goudron..
De l’intérêt des espaces verts en ville
…part en ribote au lait ribot…
Du pis à la caillette
…mais les vaches meuglent…
Ne pas croire
…et des humains tiquent…
To Lyme or not to Lyme
…quand d’autres ennoblissent la terre ingrate…
Question à débattre
…La Brouette aime épicer la vie…
Le loc’hall de Brandivy
…la teinter, la faire tinter…
Des couleurs naturelles
…La Brouette heureuse s’envole entre deux pages…
Le coin des brouettophiles
…et ça peut mener loin..
Brouette dégonflée?
…xxxx…
Actualité brouettique: Alors surgit Taupin Ponpon
…jusqu’au retour à la case départ…
Mots croisés d’Alex
Contact : votezbrouette@gmail.com
Brouette et ses fameuses vidéos de Casserole TV sont sur YouTube (Tapez votez brouette Youtibe)












