« Euclide fonda ce métier de géométrie au pays d’Égypte » - Franc-maçonnerie

mercredi 27 janvier 2010
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Ici commencent les statuts de l’art de Géométrie selon Euclide.
1. Quiconque se donnera la peine de chercher et de lire trouvera dans un vieux livre l’histoire de grands seigneurs et dames qui avaient beaucoup d’enfants, et n’avaient pas de revenus pour les entretenir [... ]. Ils tinrent ensemble conseil par amour pour eux afin de voir comment leur descendance pourrait mener sa vie confortablement, sans souci ni lutte. Ils envoyèrent alors chercher de grands clercs pour leur enseigner de bons métiers. [...] Grâce à la bonne géométrie, c’est ainsi que cet honnête métier de bonne maçonnerie fut [...] créé par ces clercs assemblés. [...] Celui qui était le plus doué, honnête et appliqué avait droit à plus d’égards que ses compagnons. Le nom de ce grand clerc était Euclide, et sa renommée se répandait fort loin. Il ordonna que celui qui était plus avancé devait enseigner celui qui l’était moins pour être parfait en cet art honnête. Ainsi, ils devaient s’instruire l’un l’autre et s’aimer tous comme frères et sœurs. Il ordonna encore que le plus avancé soit appelé « Maître » afin de l’honorer particulièrement. Mais les maçons ne doivent jamais s’appeler entre eux ni sujet ni serviteur, mais « mon cher frère », même si ce dernier est moins parfait qu’un autre. Chacun appellera les autres « compagnons » par amitié, car ils sont tous nés de nobles dames. Voilà comment naquit le métier de la maçonnerie par la bonne science de géométrie. Le clerc Euclide fonda ainsi ce métier de géométrie au pays d’Égypte, l’enseigna dans tout le pays et dans divers autres de tous côtés.
59. De nombreuses années passèrent, je crois, avant que ce métier n’arrive dans notre pays, en Angleterre, au temps du bon Roi Athelstan. [...] Ce bon seigneur aimait beaucoup ce métier et voulut le consolider dans toutes ses parties à cause de divers défauts qu’il y avait trouvés. Par tout le pays, il convoqua tous les maçons du métier à venir vers lui sans délai pour amender si possible tous ces défauts par bon conseil. Il réunit alors une assemblée de seigneurs de divers rangs [...] avec les grands bourgeois de la ville. Ils étaient tous là, chacun à son rang, siégeant ensemble pour établir le statut de ces maçons. Ils s’ingénièrent à trouver comment ils pourraient gouver¬ner le métier. Leurs recherches produisirent quinze articles et quinze points. [...] Prions maintenant Dieu Tout-Puissant et sa mère la radieuse Marie de nous aider à garder ces articles et ces points tous ensembles, comme le firent ces quatre saints martyrs qui dans ce métier furent toujours tenus en grand honneur.
503. Ils étaient aussi bons maçons qu’on puisse en voir sur la terre, et aussi sculpteurs et imgiers : c’étaient des ouvriers d’élite [...].
535. Écoutez maintenant ce que j’ai lu. Bien après que le déluge de Noé   eut déferlé à grand effroi, la tour de Babel fut commencée : le plus gros ouvrage de chaux et de pierre que jamais homme ait pu voir. [...] Bien des années plus tard, le bon clerc Euclide enseigna le métier de géométrie par toute la terre, tout comme une multitude d’autres métiers. Par la céleste grâce du Christ, il fonda les sept sciences. Grammatica est, ma foi, la première ; Dialectica, Dieu me bénisse, est la seconde ; Rhetorica, sans conteste, la troisième ; Musica, je vous le dis, la quatrième ; Astronomia, par ma barbe, est la cinquième ; Arsmetica, la sixième, sans aucun doute ; Geometria, la septième, clôt la liste, car elle est humble et courtoise. En vérité, Grammaire est la racine, chacun s’instruit par le livre, mais la Science la dépasse comme le fruit de l’arbre vaut plus que la racine. La Rhétorique mesure un langage soigné, et la Musique est un chant suave. L’Astronomie dénombre, mon cher frère. L’Arithmétique démontre qu’une chose est égale à une autre. La Géométrie est la septième science, qui distingue le vrai du faux. Ce sont là les sept sciences : qui s’en sert bien peut gagner le Ciel.
576. Ce sont là les sept sciences : qui s’en sert bien peut gagner le Ciel.

Manuscrit Regius, d’après les trad. de La franc-Maçonnerie : Documents fondateurs, Cahier de l’Herne N° 62, Frédérick Tristant (Dir.), 1992


L’ésotérisme : kabbale, franc-maçonnerie, soufisme