« C’est en Christ que le voile disparaît »

mardi 29 décembre 2009
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 2ème Épitre aux Corinthiens 3, 13-16

  • et non comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage pour empêcher les fils d’Israël   de voir la fin de ce qui est passager...
  • Mais leur entendement s’est obscurci. Jusqu’à ce jour en effet, lorsqu’on lit l’Ancien Testament  , ce même voile demeure. Il n’est point retiré ; car c’est le Christ qui le fait disparaître.
  • Oui, jusqu’à ce jour, toutes les fois qu’on lit Moïse, un voile est posé sur leur cœur.
  • C’est quand on se convertit au Seigneur que le voile est enlevé.

 1ère Épitre aux Corinthiens 10, 1-4

  • Car je ne veux pas que vous l’ignoriez, frères : nos pères ont tous été sous la nuée, tous ont passé à travers la mer,
  • tous ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,
  • tous ont mangé le même aliment spirituel
  • et tous ont bu le même breuvage spirituel - ils buvaient en effet à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher c’était le Christ.

 Origène  , Vème Homélie sur l’Exode

Vous voyez combien diffère d’une lecture littérale le sens que Paul nous transmet. Ce que les Juifs jugent passage de la mer, Paul l’appelle baptême. Ce qu’ils estiment nuée, Paul le présente comme l’Esprit-Saint. Il veut pour ces événements une interprétation semblable à celle que le Christ donne quand il dit dans l’Évangile : « Personne, à moins de renaître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume des cieux   » (Jn 3, 5). Et la manne que les Juifs regardent comme une nourriture corporelle rassasiant l’appétit, Paul l’appelle nourriture spirituelle. Et non seulement Paul, mais le Seigneur lui-même dit dans l’Évangile au sujet de cette manne : vos pères ont mangé la manne au désert et ils sont morts ; mais celui qui mangera du pain que moi, je lui donne, ne mourra jamais. Puis il ajoute : « Moi, je suis le pain descendu du ciel » (Jn 6, 49-51). Quant au rocher qui les accompagnait, Paul déclare tout à fait clairement : Le rocher était le Christ [...]. Quant à moi, si je donnais une autre exégèse   que celle fournie par Paul, je m’estimerais trahir le Christ.

Origène  , Vème Homélie sur l’Exode, 1, Le Cerf, 1985

 Origène  , Traité des principes

La façon dont, à ce qu’il nous paraît, nous devons traiter les Écritures, et extraire d’elles leur signification, tient en ce qui suit, et qui est fondé dans les Écritures elles-mêmes. En effet, dans la bouche de Salomon, dans les Proverbes, nous trouvons pareille règle relativement aux doctrines divines de l’Écriture : « Je vais t’instruire de trois manières différentes, en matière de conseil et de savoir, pour que tu fasses connaître la signification des paroles de vérité et que tu rapportes des paroles en toute fidélité, à ceux qui t’envoient » - (Pr 22, 20-21). L’individu doit donc, par conséquent, inscrire en sa propre âme les idées de l’Écriture Sainte ; de sorte que l’homme simple est édifié par la « chair » des Écritures, pour ainsi parler, car c’est ainsi que nous appelons le sens immédiat ; alors que celui qui s’est déjà élevé d’une certaine manière puisse l’être par l’« âme », pour ainsi parler, de l’Écriture. L’homme parfait, quant à lui, celui à qui ressemblent ceux dont parle l’apôtre quand il dit : « Nous parlons de sagesse à ceux qui sont parfaits, mais non la sagesse du monde ni des princes de ce monde, qui s’avère être nulle ; nous parlons de la sagesse de Dieu dans un mystère, la sagesse cachée que Dieu a préparée avant tous les siècles pour notre gloire   » - (1 Co 2, 6), peut recevoir édification de la loi spirituelle, qui a une ombre des biens à venir. Car de même que l’homme consiste d’un corps, d’une âme et d’un esprit, de même l’Écriture, qui a été préparée pour être donnée par Dieu pour le salut   des hommes.

Origène  , Traité des principes, IV, II, 11, Le Cerf, 1980


L’ésotérisme : kabbale, franc-maçonnerie, soufisme