Souveraineté, Démocratie, Laïcité par Jacques Sapir

14 Mai 2018

Texte de la quatrième de couverture :

« La nation rassemblée et l’état d’urgence décrété : nous vivons un moment souverainiste.

Mais à quel prix, et sous quelles conditions, pouvons-nous vivre ensemble ? Cette question fait clivage. Le souverainisme est ce nouveau spectre qui hante le monde. Rien de plus normal pourtant, car la question de la souveraineté est fondatrice de la démocratie. Elle fonde la communauté politique, ce que l’on appelle le peuple, et définit un ordre politique.

Partout en Europe et dans le monde s’exprime la volonté populaire de retrouver sa souveraineté. Que ce soit face aux incohérences de l’Union européenne sur la crise des réfugiés, ou face aux questions suscitées par le déni de la souveraineté grecque des institutions de la zone Euro, la souveraineté est la question d’aujourd’hui.

Si la notion de souveraineté a pris une place centrale dans le débat, c’est bien parce qu’elle touche à quelque chose d’essentiel : la liberté. Celle de faire et de décider, en son propre nom comme de manière collective.

Mais qui dit souveraineté dit aussi peuple et laïcité. Aujourd’hui plus que jamais, il est impératif de rejeter les définitions du peuple fondées sur l’ethnie ou la religion, et d’affirmer la nature historique et politique de cette notion.

Faire disparaître du champ politique le principe de souveraineté ne peut se justifier que par une volonté de faire disparaître aussi le principe de démocratie. Il ne faut alors pas s’étonner de ce que la société glisse vers l’anomie et la guerre de ’’tous contre tous’’. » (J.S)

Un essai de sciences politiques pour nous aider à penser la société et reconstruire le lien républicain.

Souveraineté, Démocratie,Laïcité –
Édition Michalon

Ça devrait vous plaire aussi :

XVI/ Le dépassement du travail.

XVI/ Le dépassement du travail.

16ème chapitre du « Manifeste contre le travail ». En 1999, alors que déjà le mouvement alter-confusionniste néo-keynésien et son idéologie alter-capitaliste de défense des « services publics » déployait tout juste au lendemain du contre-sommet de Seattle, la léthargie croissante de son anticapitalisme tronqué contre le seul « capitalisme financier », la revue allemande « Krisis » fondée en 1986 par Robert Kurz, Norbert Trenkle, Ernst Lohoff, Roswitha Scholz et Peter Klein, décidait de synthétiser en un nouveau grand Manifeste ses réflexions théoriques en rupture avec l’ensemble des courants marxistes du XXe siècle et plus encore avec cette gauche néo-keynésienne, dans un livre à large diffusion : le fameux Manifeste contre le travail.
Palim Psao

«Votez Brouette! »

«Votez Brouette! »

le micro-parti ancré dans le centre du département du Morbihan. La sobriété, pour aller d’un monde en chantier vers un monde enchanté. Après avoir tenté la candidature d’une brouette à l’élection présidentielle, honteusement recalée en dépit des nombreux parrainages...

Un socialisme pour les temps nouveaux

Un socialisme pour les temps nouveaux

Une nouvelle pensée de l’émancipation implique une transformation morale radicale, tournant le dos à ce « divin marché » et ses ruses. Une transformation morale qui, cependant, n’est pas étrangère aux grandes traditions qui ont irrigué l’éducation depuis des millénaires. Si un parti nouveau devait naître – il n’est pas certain que cela soit souhaitable – sa première tâche serait de s’adresser à la conscience de nos concitoyens avant de faire des élections et chasser les postes à pourvoir.

0 commentaires