Cet extrait de la préface du livre de Alain Deneault, « Politique de l’extrême centre » (cad de la médiocratie), nous offre une sorte de sociologie de l’électorat .
Le terme médiocratie, composé de médiocre avec le suffixe -cratie, a d’abord été utilisé en 1844 dans le sens de gouvernement de la classe moyenne. Il s’emploie à propos d’’une organisation où règne la compétence moyenne, l’opinion moyenne, qui fonctionne en recherchant l’homogénéité au détriment de la diversité, et qui ne parvient pas ou ne veut pas attirer « les meilleurs », ni les placer à sa tête. Médiocre vient du latin mediocris : moyen
En guise d'éditorial: Vous avez dit démocratie?
Quelle pourrait être l’ambition d’un maire soumis à une politique sans « gouvernement », mondialement imposée, que poursuivent en mode gestionnaire ou commercial des acteurs sociaux isolés représentants d’intérêts divers ?
La désignation d’un maire et de ses conseillers municipaux devrait être l’occasion d’imaginer des structures démocratiques permettant, à l’échelon local communal de nous distancier de cette gouvernance.
Ses principes essentiels tels que définis par Jo Freeman pourraient être mis en pratique.
Si pour Simone Weil « nous n’avons jamais rien connu qui ressemble même de loin à la démocratie », des listes citoyennes et participatives s’organisent pour y remédier. Leur programme est de reprendre goût et intérêt pour la politique, ainsi que la dénonciation de l’aristocratie des professionnels de la politique et le partage du pouvoir.
Gardons cependant à l’esprit, hélas, que ces initiatives locales ne permettront pas de ramener dans d’illusoires justes bornes l’économie autonomisée (le capitalisme) qui fonde nos existences. La politique est l’esclave de l’économie.
Revue de presse
L’Incendie universel - Le sujet de l’antisionisme à gauche
Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles. Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui anime les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme. Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï, Revue K).
À l’heure où les débats sur le conflit israélo-palestinien, l’antisémitisme et les luttes antiracistes fragmentent les milieux progressistes, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une des thématiques les plus sensibles du progressisme contemporain : le rapport de la gauche à l’antisionisme.
Les prises de position sur l’antisémitisme évitent bien souvent d’aborder les notions de sionisme et d’antisionisme, reléguées, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, à des impensés idéologiques. Il devenait nécessaire de reprendre ces questions en profondeur, sans éluder les controverses, sans céder aux simplifications, et sans craindre les excommunications symboliques.
À partir d’un ancrage antiraciste et anti-autoritaire, l’auteur interroge les impasses d’un militantisme piégé par ses propres slogans, en particulier lorsque la question juive se retrouve rabattue sur un seul signifiant : Israël. En articulant des éléments de théorie politique, de sociologie militante et de géopolitique critique, l’ouvrage explore les glissements qui peuvent mener d’un antisionisme politique à un antisémitisme masqué, parfois même assumé. Et de se demander : existe-t-il un antisionisme progressiste qui ne soit pas réactionnaire ? À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet de discussion politique, et non un mot tabou ou un épouvantail ?
Si l’auteur ne parle pas « de l’extérieur », mais bien depuis la gauche, loin des chapelles et des professions de foi, il s’adresse plus largement aux lectrices et aux lecteurs soucieux de ne rien céder aux politiques de domination, aux narratifs nationalistes et identitaires ni aux logiques réactionnaires. Mais il tire aussi la sonnette d’alarme face aux angles morts de la critique sociale, qui peuvent se traduire par une forme d’antisionisme antisémite, souvent masquée derrière des postures morales ou des slogans simplificateurs. L’auteur ne cherche pas à délégitimer l’antisionisme comme position politique, mais à interroger les formes qu’il prend, ce qu’il ignore, ce qu’il produit — y compris son accaparement de la solidatité avec la Palestine.
Le mythe de la représentation et l’imposture des « démocraties » modernes
Ceux que l’on qualifie de « pères fondateurs » des « démocraties » modernes aux États-Unis et en France, mais aussi au Canada et ailleurs, n’ont jamais prétendu fonder une démocratie. Bien au contraire, ils étaient ouvertement et farouchement antidémocrates, car ils ne voulaient pas que le peuple puisse se gouverner directement. Ils étaient en faveur d’une « république », terme par lequel ils désignaient un régime dans lequel le pouvoir législatif se trouve entre les mains des parlementaires auxquels le pouvoir exécutif — le gouvernement — doit rendre des comptes et, très souvent, demander d’approuver le budget et le choix des ministres. Leur modèle n’était pas Athènes, mais bien Rome, avec son sénat, ses élections et l’absence d’assemblées populaires. À Rome, déjà, Quintus Cicéron expliquait aux candidats, dans son Petit manuel de campagne électorale, que l’électorat préfère « un mensonge de ta part plutôt qu’un refus » et que « ce qui est indispensable, c’est de connaître le nom des électeurs, de savoir les flatter, d’être assidu auprès d’eux, de se montrer généreux, de soigner sa réputation et de susciter, pour la manière dont on conduira les affaires de l’État, de vifs espoirs ». Le parlementarisme s’inscrit donc dans une vieille tradition de l’Antiquité, mais qui n’a rien à voir avec Athènes et sa démocratie (directe).
par Francis Dupuis-Déri sur Le partage
Qu’est-ce qu’un peuple ? par Jacques Sapir
Qui dit souveraineté dit aussi peuple et laïcité. Aujourd’hui plus que jamais, il est impératif de rejeter les définitions du peuple fondées sur l’ethnie ou la religion, et d’affirmer la nature historique et politique de cette notion.
Autorité légitime et fondation du légal par Jacques Sapir
La souveraineté établit l’autorité et la fondation du légal. Cette notion est bien établie par les juristes européens et même extra-européens. Pour qu’une loi fonctionne, elle doit avoir à la fois des formes dites « légales » et un contenu de souveraineté.
La souveraineté par Jacques Sapir
La souveraineté touche à quelque chose d’essentiel : la liberté. Celle pour un gouvernement ou pour n’importe quelle institution de faire et de décider, en son nom propre comme de manière collective, C’est dans l’état d’exception, principe reconnu par tout juriste conséquent, que s’affirme et se révèle la souveraineté.
Souveraineté, Démocratie, Laïcité par Jacques Sapir
Résumés du livre de Jacques « Sapir Souveraineté, Démocratie, Laïcité » rédigés à partir du livre lui-même et de la transcription de son interview par IDDE (Institute for Direct Democraty in Europe)
Comment fonctionnerait un parti appliquant les principes de la « sociocratie » ? par Jean Gadrey
La sociocratie est une modalité peu connue de démocratie au sein des organisations. Je l’ai découverte par l’intermédiaire d’un ami,[…], Michel Martin. Il a accepté ma proposition de rédiger un billet d’introduction à la sociocratie, avec comme application le fonctionnement d’un parti politique qui se voudrait démocratique dans ses pratiques internes. Ce billet est aussi passionnant que (très) long. Pour ceux que cela risquerait de décourager, je résume en quelques lignes et à ma façon les principes de fonctionnement d’un tel parti.
Ordre démocratique contre ordre marchand ? par Jacques Sapir
L’ordre traditionnel ou plutôt l’ordre ancien, est celui qui existait avant les révolutions de la fin du XVIIè et du XIXè siècle en Europe où un pouvoir despotique s’applique à une société fondée sur une base inégalitaire. Le Royaume de France d’avant la Révolution de 1789 connaissait trois ordres : noblesse, clergé et tiers-état, qui n’étaient pas reconnus de façon égalitaire, leurs membres n’étant pas égaux en droit. L’assemblée constituante, dans la nuit du 4 août, a aboli les privilèges.
L’intelligence collective pour féconder la gauche libertaire et donner corps à un convivialisme, par Michel Martin
Je ne veux être l’objet de personne. Que ce soit au sein du couple, de l’entreprise et dans toute entité avec laquelle j’entretiens des relations. Réciproquement, je ne veux posséder personne. Concrètement, je souhaite consentir à toutes les décisions qui me concernent et réciproquement, je ne souhaite imposer aucune décision à quelque adulte que ce soit. J’adhère donc à un projet d’émancipation qui ne pose aucun problème tant que je suis seul, mais qui se complique rapidement dès que je m’associe à d’autres pour former un collectif. C’est qu’un chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux directions à la fois !
Un livre à lire
Principes du gouvernement représentatif
Bernard Manin
Flammarion – Champs essais
En kiosques
N° 222 – janvier-février 2026 : La faillite de la start-up nation
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Agenda des amis de La Décroissance
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Courriers des lecteurs
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Éditorial : Le crash de la start-up nation
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Bonne année !, par Pierre Thiesset
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Pierre Thiesset : Le Sénat avec nous ?
-
Alain Accardo : Il était grand, il était beau, mon PDG !
-
Vincent Cheynet : Contre l’écologie liberticide
-
Denis Baba : L’écologie n’est pas à vendre
-
La saloperie : La GPA, par Raoul Anvélaut
-
Casseurs de pub : L’IA fait son entrée dans la pub, par Jean-Luc Coudray
-
L’écotartuffe : Mohammed Ben Sulayem, par Vincent Cheynet
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Lectures
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Bédé, Mission pas possible, par Druilhe et Domi
Courriers des lecteurs
Simplicité volontaire : interview de Thomas et Clotilde, Besoins d’êtres -
Lectures
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Chronique de Patrick Chastenet, Désacraliser l’IA
-
Interview d’Éric Sadin : Intelligence artificielle, aliénation universelle
Lectures -
Interview d’Anselm Jappe : Il n’y a pas de capitalisme vert
-
DOSSIER – La faillite de la start-up nation
-
La faillite de la start-up nation, par Pierre Thiesset
-
Les tâcherons de la start-up nation, par Denis Bayon
-
Un pognon de dingue, par Denis Bayon
-
« Modèle grenoblois » : innovation, piège à cons, par Le Postillon
-
Armement, nucléaire, voitures électriques et numérisation intégrale… Gare aux « technologies de rupture » !, par le groupe Grothendieck
-
Le bluff écologique, par Pierre Thiesset
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Le culte de l’entrepreneur, interview d’Anthony Galluzzo
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L’agriculture verticale redescend sur terre, par Pierre Thiesset
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Lectures
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François Graner, avec le collectif Passerelle, Le problème des solutions
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Yves Marry, Déconnectons la cité !
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Guillaume Faburel, Villes-campagnes : vers la sécession ?
-
Patrick Marcolini, Sommes-nous machiavéliens ?
-
International : Kenya : le néocolonialisme du carbone, interview de Paul Renaut
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Lectures
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Religion Nationale, par Denis Bayon
-
Chronique d’Hélène Tordjman, La géo-ingénierie à l’assaut des océans
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Lectures
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Chronique de Laurence Savignon, Sauver la parole
-
Pr Foldingue, I.A. mon amour
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Débat, Société numérisée, société fracturée ?, avec Christian Salmon, Séverine Denieul, Florence Rodhain et Gary Libot
-
Stéphane Lhomme, L’industrie nucléaire va-t-elle disparaître ?
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Brasero n°1 - Réédition
- La gueuse de Montmartre – Anne Steiner
- Le tour de France de Flora Tristan – Sidonie Mézaize Milon
- Trotskisme – Patrick Marcolini
- Kronstad 21 – Rubrique dirigée par Charles Jacquier
- La vérité sur Kronstadt – Marie Isidine
- Cahier Présence
- Jean-Louis Brau – Patrick Marcolini
- Anna Mahé – Anne Steiner
- Ali Ibn Muhammad – Nejib Sidi Moussa
- Sur la route de Joe Hill – Michèle Jacobs-Hermès
- Cahier Substance
- L’habit ne fait pas le guérillero – Sébastian Cortés
- On n’arrête pas le progrès – François Jarrige
- Les piqueurs – Frédéric Lavignette
- Cahier Marges
- Tolstoï contre les bolchéviques – Pierre Thiesset
- Mont Verità – Jean-Christophe Angaut et Anatole Lucet
- Le grand jeu, Révolution et révélation – Julien Lafon et Patrick Marcolini
- Annie Le Brun en toute dissonance – Entretien par Rémy Ricordeau et Sylvain Tanquerel
- Cahier Sens
- Le socialisme typographique de William Morris – André Tschan
- Le temps des oeillets – Zvonimir Novak
- Approchez, approchez, mesdames et messieurs – Naly Gérard
- Gribouille, le coeur en berne – Jacques Baujard et Alice Guillemard
- Cahier Pages
- Claude Tchou – Chantal Aubry
- Demain les chiens – Renaud Garcia
- Lire Orwell aujourd’hui – Charles Jacquier
- Témoins – Jean Norton Cru – François Roux
- Guérilleros France 1944 – Christophe Castellano et Henri Melich – Myrtille Gonzalo
- L’incendie du Reichstag – Didier Chauvet – Miguel Chueca
- Soixante-dix jours en Russie et autres textes – Angel pesta – François Roux
- « Black and white together… » – Peter Cole – Charles jacquier
- May la réfractaire – May Picqueray – Charles Jacquier
- L’étrange étranger – Mohamed Saïl – Xavier Crépin
- The future of intellectuals and the rise of the new class – Alvin W. Gouldner – Xavier Crépin
- Numéro dédier à la méloire de Bastien Roche – Cédric Biagini
La Brouette - num 6
Dans ce numéro 6 La Brouette…
…s’indigne de la marine marchande…
Entrer en résistance?
…rencontre des taupes vraiment pas top…
La CIA dans les années 1947-1963
…se demande si le big commerce ne confondrait pas fin de vie et fin devis…
« Le droit à mourir »
…suit le parcours d’une blouse blanche à la plage..
De médecin à libraire
…s’envole à tire-de-plume…
Ce qui répare de ce qui sépare
…Jusqu’au havre ed la bonne becquée…
Le temps d’un resto
…au nichoir qui mal y pense…
Biodiversdité et jardin
…s’autorise et s’autonomise…
Les conditions de possibilité d’un projet
…trouve de beaux sages dans le bocage…
Cap Orne
…et un bateau pas bateau…
Aodren Bronsard, entre plastiques et papilles
…s’émeut d’une frangine Caracole…
Les routes, un lieu de vie fondamental
…puis, permacole et cool..
Prendre soin de soi: la permaculture comme boussole pour l’avenir de l’humanité
…s’extasie de tant de bouquins…
Vivre et lire
…mais qu’on ne vienne pas lui dire qu’elle a une case en moins…
Mots croisés d’Alex
…finira-t-elle par se perdre dans les carrefours?…
Contact : votezbrouette@gmail.com
Brouette et ses fameuses vidéos de Casserole TV sont sur YouTube (Tapez votez brouette Youtibe)












