L’Incendie universel – Le sujet de l’antisionisme à gauche

12 Fév 2026

L’Auteur

Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles. Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui anime les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme. Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï, Revue K).

À l’heure où les débats sur le conflit israélo-palestinien, l’antisémitisme et les luttes antiracistes fragmentent les milieux progressistes, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une des thématiques les plus sensibles du progressisme contemporain : le rapport de la gauche à l’antisionisme.

Les prises de position sur l’antisémitisme évitent bien souvent d’aborder les notions de sionisme et d’antisionisme, reléguées, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, à des impensés idéologiques. Il devenait nécessaire de reprendre ces questions en profondeur, sans éluder les controverses, sans céder aux simplifications, et sans craindre les excommunications symboliques.

À partir d’un ancrage antiraciste et anti-autoritaire, l’auteur interroge les impasses d’un militantisme piégé par ses propres slogans, en particulier lorsque la question juive se retrouve rabattue sur un seul signifiant : Israël. En articulant des éléments de théorie politique, de sociologie militante et de géopolitique critique, l’ouvrage explore les glissements qui peuvent mener d’un antisionisme politique à un antisémitisme masqué, parfois même assumé. Et de se demander : existe-t-il un antisionisme progressiste qui ne soit pas réactionnaire ? À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet de discussion politique, et non un mot tabou ou un épouvantail ?

Si l’auteur ne parle pas « de l’extérieur », mais bien depuis la gauche, loin des chapelles et des professions de foi, il s’adresse plus largement aux lectrices et aux lecteurs soucieux de ne rien céder aux politiques de domination, aux narratifs nationalistes et identitaires ni aux logiques réactionnaires. Mais il tire aussi la sonnette d’alarme face aux angles morts de la critique sociale, qui peuvent se traduire par une forme d’antisionisme antisémite, souvent masquée derrière des postures morales ou des slogans simplificateurs. L’auteur ne cherche pas à délégitimer l’antisionisme comme position politique, mais à interroger les formes qu’il prend, ce qu’il ignore, ce qu’il produit — y compris son accaparement de la solidarité avec la Palestine.

Février 2026 – Editions Crise & Critique

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