Aux écoanxieux s’opposent ceux qui ne nourrissent aucune crainte concernant l’avenir : ces derniers croient en la technologietechnologie La technologie résulte des noces de la science et du capital à l’époque de la révolution industrielle. Le mot de technologie, au sens moderne, apparaît en 1829 sous la plume de Bigelow, un universitaire américain. La puissance du capital et de l’État ne peut s’accroître sans révolutionner constamment les moyens de la puissance. comme on croit en Dieu, une force suprême qui viendrait nous sauver de l’apocalypse annoncée. Parmi eux, le climatosceptique Laurent Alexandre, fondateur du site Doctissimo, ou Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation nationale. Ils considèrent que les technologies qui vont changer la mécanique de destruction du monde n’ont pas encore été inventées. Elles pourront aisément endiguer le réchauffement climatique et fournir à volonté de l’énergie moins chère, et plus propre. Cette conviction porte un nom : le « technosolutionnisme ». Le problème, c’est que la création sans fin de nouvelles technologies conduit avant tout à légitimer nos modes de vie et, surtout, à ne rien changer. Quitte à détruire inévitablement la planète. Entretien avec l’historien François Jarrige, auteur d’On arrête (parfois) le progrès. Histoire et décroissance (éd. L’Échappée, 2022).[…]
Le technosolutionnisme empêche les changements profonds de nos comportements et de notre rapport au monde, et représente un coût environnemental énorme. Tous les gains d’efficacité obtenus depuis quinze ans grâce au progrès technique ont été absorbés par de nouveaux usages et de nouvelles formes de consommation.
Entretien avec l’historien François Jarrige
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