Perceval le gallois
Prêtez-moi le coeur et l’oreille car la parole se perd si le coeur n’entend pas.

Comment réaliser la justice sociale dans une conjoncture de crise systémique globale ( écologique, financière, économique, politique, sociale et culturelle ). L’humanité toute entière est concernée et cela doit nous amener à repenser la transition vers un monde postcroissant, posfossile et modifié par le climat.

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Article mis en ligne le 14 avril 2021
dernière modification le 17 avril 2021

par Perceval
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Revue de presse du
14.04.2021 au 17.04.2021

Changement de période historique par Denis Collin
En effet, toute marche arrière est inter­dite : on ne peut pas reve­nir à la situa­tion des « trente glo­rieu­ses » et au « par­tage » (pro­duit d’un rap­port de forces) entre capi­tal et tra­vail : la com­bi­nai­son des des­truc­tions mas­si­ves, de l’hégé­mo­nie des États-Unis et de la puis­sance sovié­ti­que ne revien­dra pas. Pas plus que ne revien­dra l’énergie abon­dante et bon marché qu’était le pétrole. On ne peut comp­ter sur la crois­sance infi­nie pour per­met­tre à toutes les aspi­ra­tions de coexis­ter et on sait bien qu’il n’est guère pos­si­ble que les pau­vres s’appau­vris­sent indé­fi­ni­ment et que les riches conti­nuent de s’enri­chir. Tout indi­que qu’à moyen terme nous connaîtrons une crise économique et sociale de grande ampleur et per­sonne ne peut exclure une catas­tro­phe de type troi­sième guerre mon­diale dont les consé­quen­ces seraient autre­ment effroya­bles que celles de la deuxième. Comme il n’y a pas de grand com­plot dont il suf­fi­rait de démas­quer les com­plo­teurs, mais ce que ce qui est en cause, c’est le grand auto­mate qu’est le capi­tal, c’est à une révo­lu­tion radi­cale qu’il faut nous pré­pa­rer, pas seu­le­ment une révo­lu­tion sociale, mais aussi une révo­lu­tion morale. Au « tou­jours plus », au délire de toute-puis­sance de l’homme qui croit se faire tout seul, il faut sub­sti­tuer le sens des limi­tes, de la juste mesure et retrou­ver la com­mu­nauté poli­ti­que comme lieu où peut se penser véri­ta­ble­ment le bon­heur. On se sou­vient peut-être qu’un des grou­pes post-soixante-hui­tards avait pour devise : « nous vou­lons tout, tout de suite, vivre sans entra­ves et jouir sans temps mort. » Cette devise n’avait abso­lu­ment rien de révo­lu­tion­naire, contrai­re­ment à ce que croyaient ses auteurs, elle était exac­te­ment la devise du capi­ta­lisme absolu et c’est à cela que nous devons tour­ner le dos, défi­ni­ti­ve­ment après quel­ques siè­cles de crois­sance de la richesse et de la puis­sance.

Montebourg, Piolle, nucléaire et soumission renouvelable (par Nicolas Casaux)
par Le partage
Un certain malaise à voir ces gens commenter sur internet le « débat » entre Arnaud Montebourg et Éric Piolle organisé par Reporterre, qui approuvant la position de l’ancien ministre — pro-nucléaire & pro-EnR (Énergies dites Renouvelables) —, et qui celle du maire de Grenoble — seulement pro-EnR. L’occasion de mettre en lumière un des aspects du problème général de notre temps. [...]
Pour en revenir au débat Montebourg-Piolle : ils tweetent un mot en faveur du nucléaire, des EnR ou des deux, et se sentent participer, un peu, au développement général du système technologique, à la marche de la « totalité organisée », dont ils acceptent toutes les prémisses, qu’on ne leur propose jamais de remettre en question. Préférez-vous que tout continue avec nucléaire + EnR, ou juste avec EnR ? Dans tous les cas tout continue, et vous n’êtes pas encouragé à remettre cela en question. En outre, selon toute probabilité, ce choix s’effectuera en fonction de la force des choses, des nécessités du système sociotechnique et pas des préférences de quelques commentateurs sur Twitter. Dans tous les cas, c’est la perpétuation du désastre que l’on avalise.


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