Perceval le gallois
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Comment réaliser la justice sociale dans une conjoncture de crise systémique globale ( écologique, financière, économique, politique, sociale et culturelle ). L’humanité toute entière est concernée et cela doit nous amener à repenser la transition vers un monde postcroissant, posfossile et modifié par le climat.

De l’espèce humaine Affronter l’urgence écologique
Article mis en ligne le 4 juin 2018
dernière modification le 5 juin 2018
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avec Robert Antelme et Hans « Jonas »
Thèse de philosophie soutenue le mercredi 13 juin 2018 à l’université Paris Nanterre.

La soutenance se déroulera de 14h à 18h en salle Paul Ricoeur (B016), bâtiment B. Elle sera suivie d’un pot sur place.

Sous la direction de M. Stéphane Haber

Le jury sera composé des professeurs Martin Crowley, Stéphane Haber, Thierry Hoquet, Nathalie Frogneux, Guillaume le Blanc, Corine Pelluchon.

Résumé :

Nous partons du constat que l’actuelle urgence écologique (réchauffement climatique, crise de la biodiversité, pollutions) constitue notre condition historique durable. Causée par des activités économiques et sociales identifiables, elle engage la pérennité de multiples espèces vivantes et met en question l’avenir de notre espèce. Cette thèse de philosophie interroge le concept d’espèce humaine, saisi sous l’angle de la naturalité évolutive et écologique, pour prendre acte de la fin de sa version pré-darwinienne sans rouvrir la route au biologisme racialiste et aux délires hiérarchiques criminels que ce dernier a accompagnés. L’enjeu théorique est d’élaborer une ontologie de l’espèce humaine, qui ne cède pas aux mystifications naturalisantes, mais fournisse des repères pour affronter l’urgence écologique. Cette ontologie se forge avec Hans Jonas et Robert Antelme, deux auteurs marqués par l’expérience du nazisme, qui aident à formuler un monisme dialectique non réductionniste, dont puisse dériver une éthique de la vie dans le monde, de la reconnaissance et de la solidarité élargies. La conviction qui guide ce travail est que l’urgence écologique est politique en ce que s’y joue la projection de destins collectifs. Contre la tentation de sauver l’espèce humaine (ou certaines de ses portions) via des « augmentations » biotechnologiques prétendant la faire passer au-delà de la catastrophe ou au-delà d’elle-même, tout en esquivant notre responsabilité présente, nous soutenons que la considération des « limites planétaires », où se diffractent spectre de la mort et désir de pouvoir, appelle un travail sur les conditions d’habitabilité humaine et non-humaine de ce monde, dans lequel l’expérience démocratique trouve matière à se renouveler sans céder à la panique.


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